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Revenu dans l'univers de Matrix, Brian Joubert a réussi un programme libre superbe qui lui permet d'obtenir sa seconde médaille d'argent mondiale d'affilée. Mais pour l'or, Stéphane Lambiel était intouchable à Calgary. Chez les couples, le duo Delobel-Schoenfelder, 3e, grignote un rang avant le libre.
Après le douloureux échec de Turin où il avait terminé à une 6e place indigne de son potentiel, Brian Joubert savait qu'il jouait gros à Calgary pour ne pas voir sa cote définitivement s'envoler auprès des juges. Et dans un sport souvent sclérosé comme peut l'être le patinage artistique, ce type de désavantage s'avère à coup sûr rédhibitoire. Comme le Français en avait d'ailleurs fait l'expérience dès les qualifications, qu'il avait terminées au 5e rang malgré une prestation bien plus réussie que certains de ses devanciers. Heureusement, dès le programme court, le vice-champion du monde en titre était parvenu à inverser la tendance en décrochant la meilleure note, ce qui lui permettait de se replacer au 3e rang, juste derrière le Suisse Stéphane Lambiel et le surprenant Japonais Nobunari Oda. Une position plus qu'intéressante avant le libre, où le Tricolore avait décidé de ressortir du placard son programme sur la bande originale de Matrix plutôt qu'un Lord of the Dance certes entraînant, mais qui ne lui avait guère porté chance jusqu'ici. Autant donc se séparer de cette mélodie «chat noir» pour revenir à de biens meilleurs souvenirs, comme son titre de champion d'Europe acquis à Budapest sur la musique du film des frères Wachowski.
Et au vu de sa prestation éblouissante de cette nuit, Joubert n'a pas dû regretter longtemps ce choix conservateur. Oublié ainsi les chutes transalpines qui lui ont valu les sarcasmes des Guignols de Canal +. Oublié aussi ces petites mimines qui venaient à chaque fois effleurer la glace et coûter quelques précieux points dans la note. Cette fois, le Français a déroulé son programme comme dans un rêve. Comme si lui-même se retrouvait dans cette fameuse matrice, à jouer les Néo au-dessus de la glace. D'entrée, la combinaison quadruple boucle piqué-triple boucle piqué passait comme une lettre à la poste, donnant une assurance éblouissante au Poitevin. S'en suivaient une nouvelle combinaison triple flip-double boucle, un triple axel, un second quadruple boucle piqué, un triple loop, un triple flip, un triple Lutz et pour finir un triple Salchow. Bref, la petite panoplie du parfait patineur qui valait au Tricolore la meilleure note de sa carrière, avec 156,47 points, et qui lui donnait un peu plus que le sentiment du devoir accompli à l'issue de sa performance : «J'étais confiant avant mon programme libre, même si ma saison n'a pas été vraiment celle que j'espérais. Mon programme sur Lord of the Dance était trop difficile pour moi. J'adore la musique, mais c'était trop. D'autant plus que je n'avais jamais réussi à le tenir tout du long. Revenir à Matrix était donc magique. J'ai réussi mes deux quadruples, ce qui était primordial à mes yeux. C'est grand de gagner cette médaille, ma deuxième d'argent à des Mondiaux. Et je sais maintenant que je peux être champion du monde.»
De l'argent et ça repart
Revenu dans l'univers de Matrix, Brian Joubert a réussi un programme libre superbe qui lui permet d'obtenir sa seconde médaille d'argent mondiale d'affilée. Mais pour l'or, Stéphane Lambiel était intouchable à Calgary. Chez les couples, le duo Delobel-Schoenfelder, 3e, grignote un rang avant le libre.
Par Cédric Callier
Après le douloureux échec de Turin où il avait terminé à une 6e place indigne de son potentiel, Brian Joubert savait qu'il jouait gros à Calgary pour ne pas voir sa cote définitivement s'envoler auprès des juges. Et dans un sport souvent sclérosé comme peut l'être le patinage artistique, ce type de désavantage s'avère à coup sûr rédhibitoire. Comme le Français en avait d'ailleurs fait l'expérience dès les qualifications, qu'il avait terminées au 5e rang malgré une prestation bien plus réussie que certains de ses devanciers. Heureusement, dès le programme court, le vice-champion du monde en titre était parvenu à inverser la tendance en décrochant la meilleure note, ce qui lui permettait de se replacer au 3e rang, juste derrière le Suisse Stéphane Lambiel et le surprenant Japonais Nobunari Oda. Une position plus qu'intéressante avant le libre, où le Tricolore avait décidé de ressortir du placard son programme sur la bande originale de Matrix plutôt qu'un Lord of the Dance certes entraînant, mais qui ne lui avait guère porté chance jusqu'ici. Autant donc se séparer de cette mélodie «chat noir» pour revenir à de biens meilleurs souvenirs, comme son titre de champion d'Europe acquis à Budapest sur la musique du film des frères Wachowski.
Le «Neo» Brian Joubert
Et au vu de sa prestation éblouissante de cette nuit, Joubert n'a pas dû regretter longtemps ce choix conservateur. Oublié ainsi les chutes transalpines qui lui ont valu les sarcasmes des Guignols de Canal +. Oublié aussi ces petites mimines qui venaient à chaque fois effleurer la glace et coûter quelques précieux points dans la note. Cette fois, le Français a déroulé son programme comme dans un rêve. Comme si lui-même se retrouvait dans cette fameuse matrice, à jouer les Néo au-dessus de la glace. D'entrée, la combinaison quadruple boucle piqué-triple boucle piqué passait comme une lettre à la poste, donnant une assurance éblouissante au Poitevin. S'en suivaient une nouvelle combinaison triple flip-double boucle, un triple axel, un second quadruple boucle piqué, un triple loop, un triple flip, un triple Lutz et pour finir un triple Salchow. Bref, la petite panoplie du parfait patineur qui valait au Tricolore la meilleure note de sa carrière, avec 156,47 points, et qui lui donnait un peu plus que le sentiment du devoir accompli à l'issue de sa performance : «J'étais confiant avant mon programme libre, même si ma saison n'a pas été vraiment celle que j'espérais. Mon programme sur Lord of the Dance était trop difficile pour moi. J'adore la musique, mais c'était trop. D'autant plus que je n'avais jamais réussi à le tenir tout du long. Revenir à Matrix était donc magique. J'ai réussi mes deux quadruples, ce qui était primordial à mes yeux. C'est grand de gagner cette médaille, ma deuxième d'argent à des Mondiaux. Et je sais maintenant que je peux être champion du monde.»
Texte : 24/24 - Sport24.com

